Les discriminations de genre
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Belgique, étude réalisée par la Fondation André Renard (PDF)
Bulgarie, Ă©tude rĂ©alisĂ©e par l’Union DĂ©mocratique des Femmes (PDF)
France, étude réalisée par Emergences (PDF)
Italie, étude réalisée par la CGIL, en italien(PDF)
Des femmes surexposées au chômage :
- En France, le taux de chĂ´mage moyen des femmes est de 11,2% contre 8,9 pour les hommes ; sont plus touchĂ©es les jeunes femmes et les femmes Ă niveau de qualification infĂ©rieur.- L’Ă©tude bulgare abonde dans ce sens en montrant que les mesures de licenciement Ă©conomique atteignent plus les femmes que les hommes, surtout s’agissant des femmes de plus 45 ans.
- Notons toutefois que la monographie belge rĂ©vèle que depuis 1990, l’Ă©cart entre le taux de chĂ´mage des femmes et celui des hommes a tendance Ă se rĂ©duire.
Des femmes discriminĂ©es Ă l’embauche :
- L’Ă©tude bulgare met en Ă©vidence qu’il y a une diminution des offres destinĂ©es aux femmes, avec des restrictions dans les annonces relatives au sexe. - Beaucoup de restrictions sont Ă©galement liĂ©es Ă la maternitĂ©. En Bulgarie, les femmes ayant des enfants en bas âge sont Ă©vincĂ©es des procĂ©dures de recrutement. En Italie, demander un test de grossesse Ă l’embauche est encore pratique courante.Des Ă©carts de revenus sensibles entre hommes et femmes:
- En Italie, les femmes ont des salaires en moyenne infĂ©rieur de 20% aux salaires des hommes. En France, l’Ă©cart Ă niveau de formation, expĂ©rience et poste identique est de 19%. - L’Ă©tude bulgare montre Ă©galement que les pensions de retraite des femmes sont sensiblement infĂ©rieures Ă celles des hommes, conduisant alors les femmes Ă travailler plus longtemps.Peu de femmes accèdent Ă des postes de dĂ©cision:
Si l’ensemble des Ă©tudes fait Ă©tat de l’existence de “murs de verre” qui ne permet pas aux femmes d’exercer certaines activitĂ©s dans certains secteurs, l’ensemble des partenaires convergent Ă©galement sur le fait qu’il existe des “plafonds de verre”, n’autorisant pas les femmes Ă exercer des activitĂ©s de direction.Des femmes touchĂ©es par la prĂ©caritĂ©:
Les Ă©tudes montrent en effet, que le travail Ă temps partiel tout comme le travail prĂ©caire en contrat Ă durĂ©e dĂ©terminĂ©e, en intĂ©rim, ou encore le travail en horaire atypique est majoritairement fĂ©minin.Dans le cadre de ce que l’on nomme “la double journĂ©e”, les Ă©tudes française et italienne rĂ©vèlent alors que les formes de discrimination perdurent après le travail puisque la majoritĂ© du travail domestique est encore rĂ©alisĂ©e par les femmes. Les partenaires insistent donc sur le fait que la lutte contre les discriminations fondĂ©es sur le genre met en jeu le monde du travail et celui de la sphère privĂ©e ainsi que les reprĂ©sentations sociales.
Dans la logique dite de “mainstreaming” ou d’approche intĂ©grĂ©e de l’Ă©galitĂ©, la question de l’Ă©galitĂ© homme/femme est Ă©galement traitĂ©e de façon permanente,eu Ă©gard Ă chacun des thèmes de discrimination potentielle.


