Les discriminations de genre

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Vous pouvez Ă©galement tĂ©lĂ©charger les Ă©tudes complètes, dans la langue du pays :

Belgique, étude réalisée par la Fondation André Renard (PDF)

Bulgarie, Ă©tude rĂ©alisĂ©e par l’Union DĂ©mocratique des Femmes (PDF)

France, étude réalisée par Emergences (PDF)

Italie, étude réalisée par la CGIL, en italien(PDF)

genre

L’Ă©galitĂ© entre les hommes et les femmes est garantie au niveau europĂ©en par de nombreux textes : le TraitĂ© d’Amsterdam, l’article 119 du TraitĂ© de Rome, la Charte sociale europĂ©enne, le protocole social annexĂ© au TraitĂ© de Maastricht, des directives et par une jurisprudence de la Cour de Justice des CommunautĂ©s europĂ©ennes. Pourtant en vertu du septième rapport annuel de la Commission europĂ©enne relatif Ă  l’Ă©galitĂ© des chances pour les hommes et les femmes, publiĂ© en mars 2003, si l’Union europĂ©enne reconnaĂ®t que des progrès ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s en la matière, elle estime par ailleurs que nombreuses sont les donnĂ©es fournies par les Etats membres rĂ©vĂ©lant des phĂ©nomènes de discrimination envers les femmes. Dans ce cadre, quatre partenaires du projet NODISCRIM - la Belgique, la Bulgarie, la France, l’Italie - ont souhaitĂ© examiner les caractĂ©ristiques de la discrimination fondĂ©e sur le genre. Si les Ă©tudes se diffĂ©rencient quelque peu, en particulier l’Ă©tude bulgare qui rĂ©vèle combien la situation des femmes s’est dĂ©gradĂ©e sous l’effet des mutations Ă©conomiques, sociales et politiques, les quatre monographies s’accordent sur les diffĂ©rents domaines sur lesquels portent les Ă©lĂ©ments de discrimination. Par ailleurs, l?Ă©tude italienne montre que ces discriminations sont inscrites dans le cadre lĂ©gislatif.

Des femmes surexposĂ©es au chĂ´mage :

- En France, le taux de chĂ´mage moyen des femmes est de 11,2% contre 8,9 pour les hommes ; sont plus touchĂ©es les jeunes femmes et les femmes Ă  niveau de qualification infĂ©rieur.
- L’Ă©tude bulgare abonde dans ce sens en montrant que les mesures de licenciement Ă©conomique atteignent plus les femmes que les hommes, surtout s’agissant des femmes de plus 45 ans.
- Notons toutefois que la monographie belge rĂ©vèle que depuis 1990, l’Ă©cart entre le taux de chĂ´mage des femmes et celui des hommes a tendance Ă  se rĂ©duire.

Des femmes discriminĂ©es Ă  l’embauche :

- L’Ă©tude bulgare met en Ă©vidence qu’il y a une diminution des offres destinĂ©es aux femmes, avec des restrictions dans les annonces relatives au sexe. - Beaucoup de restrictions sont Ă©galement liĂ©es Ă  la maternitĂ©. En Bulgarie, les femmes ayant des enfants en bas âge sont Ă©vincĂ©es des procĂ©dures de recrutement. En Italie, demander un test de grossesse Ă  l’embauche est encore pratique courante.

Des écarts de revenus sensibles entre hommes et femmes:

- En Italie, les femmes ont des salaires en moyenne infĂ©rieur de 20% aux salaires des hommes. En France, l’Ă©cart Ă  niveau de formation, expĂ©rience et poste identique est de 19%. - L’Ă©tude bulgare montre Ă©galement que les pensions de retraite des femmes sont sensiblement infĂ©rieures Ă  celles des hommes, conduisant alors les femmes Ă  travailler plus longtemps.

Peu de femmes accèdent à des postes de décision:

Si l’ensemble des Ă©tudes fait Ă©tat de l’existence de “murs de verre” qui ne permet pas aux femmes d’exercer certaines activitĂ©s dans certains secteurs, l’ensemble des partenaires convergent Ă©galement sur le fait qu’il existe des “plafonds de verre”, n’autorisant pas les femmes Ă  exercer des activitĂ©s de direction.

Des femmes touchées par la précarité:

Les études montrent en effet, que le travail à temps partiel tout comme le travail précaire en contrat à durée déterminée, en intérim, ou encore le travail en horaire atypique est majoritairement féminin.
Dans le cadre de ce que l’on nomme “la double journĂ©e”, les Ă©tudes française et italienne rĂ©vèlent alors que les formes de discrimination perdurent après le travail puisque la majoritĂ© du travail domestique est encore rĂ©alisĂ©e par les femmes. Les partenaires insistent donc sur le fait que la lutte contre les discriminations fondĂ©es sur le genre met en jeu le monde du travail et celui de la sphère privĂ©e ainsi que les reprĂ©sentations sociales.
Dans la logique dite de “mainstreaming” ou d’approche intĂ©grĂ©e de l’Ă©galitĂ©, la question de l’Ă©galitĂ© homme/femme est Ă©galement traitĂ©e de façon permanente,eu Ă©gard Ă  chacun des thèmes de discrimination potentielle.