Les dicriminations fondées sur l'âge

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Belgique, étude réalisée par la Fondation André Renard (PDF)

Bulgarie, Ă©tude rĂ©alisĂ©e par l’Union DĂ©mocratique des Femmes (PDF)

France, étude réalisée par Emergences (PDF)

age

Alors que l’enquĂŞte europĂ©enne Eurobaromètre 57.01 de 2003 rĂ©vèle que l’âge est le motif de discrimination le plus souvent citĂ© par les europĂ©ens, la prise de conscience de ce phĂ©nomène reste relativement rĂ©cente eu Ă©gard aux autres formes de discrimination. L’annĂ©e 2000 consacre en effet la volontĂ© de lutte en la matière de la CommunautĂ© europĂ©enne au travers de l’article 21 de la Charte des droits fondamentaux de la CommunautĂ© europĂ©enne du 07/12/2000, et surtout via la directive 2000/78/CE s’imposant Ă  tous les Etats membres par transpositions nationales, s’agissant des discriminations fondĂ©es sur l’âge en matière d’Ă©galitĂ© de traitement concernant l’emploi, le travail et la formation.

Trois pays partenaires rĂ©unis autour du projet NODISCRIM pilotĂ© par Emergences ont souhaitĂ© traiter de la question sous l’angle de la discrimination des seniors pour la Belgique et la France et sous celui de la discrimination des enfants pour la Bulgarie. Si la Belgique et la France ont choisi d’examiner les conditions de la population de plus de 50 ans en matière d’emploi (types de contrat, pĂ©nibilitĂ©), d’exposition au chĂ´mage (durĂ©e et possibilitĂ©s de retour Ă  l’emploi), de formation et de stĂ©rĂ©otypes ou prĂ©jugĂ©s dont sont victimes les seniors, c’est aussi, dans les deux cas, au regard des rĂ©formes des retraites engagĂ©es dans les diffĂ©rents pays europĂ©ens prĂ©voyant toutes un allongement de la durĂ©e de cotisations tandis que les diffĂ©rentes formes de discrimination ainsi que les mesures de prĂ©retraite tendent Ă  exclure cette tranche d’âge du marchĂ© du travail.

De son cĂ´tĂ©, la Bulgarie s’est centrĂ©e sur une pratique montante d’exploitation des enfants (de 5 Ă  17 ans) dans la sphère du travail au sens large (travail domestique, travail dans les entreprises familiales ou dans le secteur privĂ©). Tandis que l’ensemble des partenaires s’accordent sur la nĂ©cessitĂ© absolue d’interdire le travail des enfants, l’Ă©tude montre que les domaines d’exploitation des enfants relèvent de la rĂ©munĂ©ration, la durĂ©e du temps de travail, le dĂ©faut de contrat de travail et d’assurance sociale et interpelle quant aux conditions de scolarisation et de formation de ces enfants et quant Ă  leur avenir.

Si les Ă©tudes rĂ©alisĂ©es divergent quant aux choix des sujets et quant Ă  l’exposition des recours face Ă  ces discriminations, elles rĂ©vèlent qu’Ă  l’origine des phĂ©nomènes de discrimination, on compte toujours la dĂ©tĂ©rioration des conditions Ă©conomiques induisant Ă  l’intĂ©rieur de l’Union europĂ©enne comme dans chaque Ă©tat membre, la mise en concurrence des travailleurs jeunes ou âgĂ©s sur le critère du salaire et l’Ă©viction du marchĂ© du travail de ceux que les pouvoirs Ă©conomiques considèrent comme Ă©tant les moins “productifs”, l’ensemble risquant alors de renforcer les diffĂ©rentes formes de discriminations.